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Modèle de conditions générales pour la Suisse (services B2B)

Des conditions générales pour un prestataire suisse fournissant des services à des clients professionnels, prêtes à être adaptées à votre offre. Téléchargez le fichier Word et lisez à quoi sert chaque clause, car des CG ne protègent que si elles deviennent réellement partie du contrat.

Gratuit · DOCX · 6 KB · Mis à jour le 19 août 2026

Quand utiliser ce modèle

Utilisez-le lorsque vous vendez pour l'essentiel les mêmes services à de nombreux clients professionnels et qu'un seul document doit faire le travail qu'un contrat négocié accomplit pour une affaire unique: ce que vous livrez, quand vous êtes payé, et qui porte quel risque lorsque quelque chose tourne mal. Le modèle suppose un prestataire de services suisse, une agence, un éditeur de logiciels, un cabinet de conseil, une entreprise de maintenance.

Il est écrit pour le B2B uniquement. Des conditions destinées à des consommateurs subissent un contrôle du contenu plus strict, et plusieurs clauses devraient être réécrites. Et pour vos plus grandes affaires, attendez-vous à ce que le client envoie de toute façon son propre document; les CG sont le socle, pas le plafond.

Des CG ne lient que si elles entrent dans le contrat

Les conditions générales ne sont pas une loi que vous édictez; elles sont du texte contractuel comme un autre, et un contrat suppose l'accord des parties (art. 1 CO). Vos CG ne lient donc un client que si elles étaient accessibles et mentionnées avant ou lors de la conclusion. Un lien sur la facture, une fois l'affaire conclue, ne change rien.

Le consentement à des conditions que personne ne lit est réel mais mince, et les tribunaux le traitent ainsi. Selon la règle de l'insolite de l'ATF 135 III 1, une clause à laquelle le client ne pouvait raisonnablement pas s'attendre dans ce type de document ne le lie que si elle lui a été spécialement signalée. Pour le reste, des CG acceptées s'interprètent comme tout contrat, ainsi que le confirme l'ATF 148 III 57, les ambiguïtés s'interprétant contre leur auteur. La règle sur les conditions générales abusives de l'art. 8 LCD ajoute un contrôle du contenu visant les contrats de consommation; entre entreprises, la règle de l'insolite est le contrôle qui mord vraiment.

L'autre échec classique est le conflit de conditions générales: votre offre renvoie à vos CG, la commande à celles du client, et aucun des deux jeux ne l'emporte proprement. Le chiffre 1 vous donne une défense, mais la solution fiable est le processus: une confirmation de commande qui nomme vos CG, à chaque fois.

Les clauses, une à une

Champ d'application et intégration

Le chiffre 1 précise à qui les CG s'appliquent, qu'elles s'appliquent exclusivement et que les conditions contraires du client requièrent votre acceptation expresse et écrite. Les consommateurs restent hors du champ d'application. La remarque rappelle la part qu'aucune clause ne peut accomplir à votre place: renvoyer aux CG avant la conclusion du contrat.

Offres et conclusion du contrat

Les offres sont sans engagement sauf mention contraire, et le contrat naît avec votre confirmation ou le début de l'exécution. Le document convenu individuellement prime les CG, ce qui est à la fois équitable et ce qu'un tribunal déciderait de toute manière.

Prestations et collaboration

Vous promettez une exécution soignée et professionnelle selon la spécification convenue; le client promet les apports dont vous dépendez. La seconde moitié compte plus qu'il n'y paraît: un défaut de collaboration prolonge vos délais et permet de facturer le surcroît de travail, ce qui désamorce la source la plus fréquente de friction dans les projets.

Prix, facturation et paiement

Des prix hors TVA, un délai de paiement défini et le droit de suspendre le travail après rappel et délai supplémentaire si les factures restent impayées. La suspension est en général un levier plus utile que l'intérêt moratoire.

Retard et garantie

Les dates sont indicatives sauf si elles sont convenues comme fermes; une date ferme manquée conduit à un délai supplémentaire, puis au retrait de la commande concernée. La garantie suit la même discipline: vérification rapide, avis des défauts écrit dans un délai défini, et correction ou nouvelle exécution comme remède principal avant toute réduction du prix.

Responsabilité

La clause la plus précieuse du document, et la plus facile à rédiger de manière invalide. Elle plafonne la responsabilité totale à la rémunération récente avec un montant maximal et exclut les dommages indirects. Ce qui la maintient en vie, c'est la réserve: la responsabilité pour le dol et la faute grave ne peut pas être exclue à l'avance selon l'art. 100 CO. Un plafond sans cette réserve risque de tomber entièrement. Pour le travail des sous-traitants, l'art. 101 CO vous fait répondre de vos auxiliaires; le modèle l'accepte plutôt que de tester les limites.

Propriété intellectuelle, confidentialité et protection des données

Les droits préexistants restent où ils sont; le client reçoit des droits sur les résultats des travaux au paiement intégral, tandis que vous conservez votre savoir-faire, vos méthodes et vos outils. Chaque partie garde confidentielles les informations non publiques de l'autre, et la protection des données est réglée au niveau du cadre, avec un renvoi à un contrat de sous-traitance distinct là où vous traitez des données pour le compte du client.

Durée, fin du contrat et modification des CG

Les prestations récurrentes se renouvellent par périodes définies avec un préavis; la résiliation pour justes motifs demeure réservée. Les modifications des CG opèrent pour l'avenir et donnent au client une porte de sortie, car imposer de nouvelles conditions avec effet immédiat aux contrats en cours est exactement le genre de surprise que la règle de l'insolite sanctionne.

Dispositions finales

Forme écrite pour les modifications, clause salvatrice, droit suisse et for exclusif à votre siège. Du texte standard, jusqu'au jour où la clause de for décide où vous plaiderez.

L'adapter à votre situation?

Un modèle couvre le cas standard. Un avocat couvre le vôtre: périmètre défini, prix fixe, et un document que vous pouvez vraiment signer.

Ce modèle et les explications qui l'accompagnent sont des informations générales, pas un conseil juridique. Leur adéquation à votre situation dépend des faits; en cas de doute, demandez.

Questions

Questions fréquentes

Des conditions générales sont-elles contraignantes en droit suisse?

Oui, si elles sont devenues partie du contrat: le client doit avoir eu la possibilité d'en prendre connaissance, et l'offre ou la confirmation de commande doit y renvoyer avant ou lors de la conclusion. Des CG transmises après coup, par exemple sur la facture, ne lient pas. Même des CG valablement intégrées ont une limite: une clause à laquelle le client ne pouvait raisonnablement pas s'attendre dans ce type de document ne le lie que si elle lui a été spécialement signalée.

Que se passe-t-il si mon client a ses propres conditions générales?

Alors aucun des deux jeux ne l'emporte automatiquement. Si chaque partie renvoie à ses propres CG contradictoires et exécute malgré tout, la pratique suisse tend à écarter les clauses en conflit et à combler la lacune par le droit légal supplétif, ce qui correspond rarement à ce que l'une des parties voulait. Une clause de défense aide, mais la solution fiable est le processus: confirmez chaque commande par un document qui nomme vos CG, et tranchez le conflit expressément dans les contrats négociés.

Puis-je exclure entièrement ma responsabilité dans mes CG?

Non. Le droit suisse ne permet pas d'exclure à l'avance la responsabilité pour le dol ou la faute grave, et une exclusion qui ignore cette limite risque d'être invalide dans son ensemble. L'approche praticable est celle du modèle: un plafond rattaché à la rémunération des prestations concernées, une exclusion des dommages indirects et une réserve expresse pour les cas que la loi ne permet pas d'exclure. Le niveau du plafond est une décision d'affaires qui devrait refléter vos honoraires et votre assurance.

Puis-je modifier mes conditions générales par la suite?

Pour les contrats futurs, oui, à tout moment: les nouvelles commandes se concluent simplement sous la nouvelle version. Pour les contrats en cours, c'est plus difficile, car un contrat ne se réécrit pas unilatéralement. La voie défendable est celle du modèle: communiquer les modifications, les appliquer dès la période contractuelle suivante et donner au client le droit de résilier s'il ne les accepte pas. Imposer des conditions nouvelles et surprenantes avec effet immédiat à un contrat existant a peu de chances de tenir.

Ne signez pas le cas standard.

Dites-nous à quoi le document doit servir. Vous recevez une version rédigée pour votre situation, revue par un avocat, à prix fixe.